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27/08/2010

Serge betsen ; meilleur plaqueur du championnat anglais - interview

Le site Internet du Championnat anglais livre cette statistique :

Serge Betsen est, après 15 journées, le meilleur plaqueur de la Premiership. Total 134 plaquages en 889 minutes sur 12 matches (dont 9 complets). A presque 36 ans, le camerounais d’origine aux 63 sélections, qui évolue aux Wasps depuis deux ans, semble donc bien se porter.

(Interview du site Rugby Connection réalisé en début de championnat de la saison 2009/2010)

betsen essai.jpg

Serge, savez-vous que vous êtes le meilleur plaqueur du Championnat d’Angleterre ?
Non !

Le site de la Premiership vous classe premier avec 134 plaquages.
Qui est deuxième ?

Julian Salvi. 112 plaquages en 14 matches.
Je ne connais pas. Il joue où ?

A Bath. Il est beaucoup plus jeune que vous… Onze ans d’écart…
Onze ans ! (rires) J’ai encore de la marge alors.

betsen.jpg

On dirait. D’ailleurs, votre expérience anglaise semble plutôt bien se passer.

C’est vrai. Je me suis blessé au coude début janvier en match de Challenge européen au Racing, je n’ai pas pu jouer ensuite pendant un mois, mais sinon, nous avons l’ambition de nous maintenir dans les quatre premiers en Championnat. Nous sommes qualifiés pour les quarts de finale en Challenge européen et en Cup. Et d’un point de vue plus personnel, je suis régulièrement capitaine. C’est un honneur de conduire cette équipe des Wasps.



Les Français évoluant outre-manche ont toujours rapporté une vraie différence dans l’intensité physique entre les championnats français et anglais, vous confirmez ?

Oui. Ça n’a rien à voir. Mais cette différence est à l’image de la culture anglaise, de la façon qu’ont les Anglais de voir le rugby et de se préparer. C’est très différent de ce qu’on connaît en France, à part deux ou trois clubs peut-être. En fait, ici en Angleterre, on prépare son corps avant de parler rugby. Parce que le rugby est avant tout basé sur le défi physique. Maintenant, il faut relativiser cette différence liée, je le répète, à la culture de jeu, puisqu’on voit que les clubs français se comportent très bien en Coupe d’Europe.

Vous, avez-vous changé physiquement ? La fiche de votre club vous donne à 100 kilos.

Non, non. A 1 kilo près, je fais le même poids que quand je jouais à Biarritz. J’oscille entre 97 et 98 kilos. Mais ce qui change vraiment, c’est l’intensité mise en salle de gym. J’ai quitté la France depuis deux ans, les choses ont pu changer, je sais qu’à Biarritz par exemple ils ont maintenant des préparateurs physiques issus de cette culture anglo-saxonne, mais c’est à l’opposé de ce que j’ai connu.

Cette nouvelle approche, notamment physique, vous donne-t-elle l’impression de jouer une deuxième carrière ?
Non, quand même pas. Mes 17 années passées à Biarritz et celles passées en équipe de France m’ont apporté de la confiance en moi et un vécu qui font que je découvre, avec un point de comparaison, d’autres méthodes de travail et d’entraînement, une autre façon de jouer. Ça ne m’empêche pas de prendre toutes ces nouveautés avec l’enthousiasme d’un gamin de 15 ans !

Qui plaque donc toujours autant…
J’ai toujours cherché à progresser, à vouloir être le meilleur, c’est ce qui habite, je crois, tous les sportifs de haut niveau. Moi, c’est la défense. Mais je progresse aussi par ailleurs.

L’été dernier, nous avions eu l’occasion d’échanger sur le poste de troisième ligne aile et vous expliquiez que l’image du défenseur vous collait à la peau alors que vous étiez aussi joueur de ballon. Avez-vous trouvé aux Wasps un meilleur rapport entre la défense et l’attaque ?
Pas encore non ! Mais aux Wasps, la défense est essentielle. Notre entraîneur Shaun Edwards, qui a tout gagné comme joueur au rugby à XIII et qui est aussi l’entraîneur de la défense de l’équipe de Galles, est passionné de défense. C’en est passionnant et je prends énormément de plaisir à assumer toujours autant de responsabilités dans ce secteur de jeu. Mais comme je le disais, le jeu offensif étant beaucoup basé sur le défi physique, j’essaie quand même d’apporter une petite touche française en faisant des passes. J’ai bon espoir qu’on réussisse à en faire de plus en plus !

Vous allez avoir 36 ans fin mars. Quand allez-vous vous arrêter ?
J’ai encore une année de contrat en option. Je prendrai ma décision à la fin du mois de mars justement. Elle sera très liée à mon après-carrière, au fait de trouver des centres d’intérêt par rapport à mon activité future. Le Spa-Kemana, le centre de bien-être que j’ai ouvert à Biarritz il y a quatre ans, souffre un peu de la crise. Il faut que je voie notamment si cette activité peut se pérenniser, se développer en Angleterre. Il me manque encore quelques données que j’aurai d’ici un bon mois.

 

 

 

Serge Betsen

(London Wasps)

35 ans

1, 82 m; 97 kg

63 sélections de 1997 à 2007

Grand Chelem dans le Tournoi des Six Nations en 2002 et 2004

Demi-finaliste de la Coupe du monde en 2003 et 2007

Champion de France 2002, 2005 et 2006 avec Biarritz

Finaliste de la Coupe d’Europe en 2006 avec Biarritz

22:08 Écrit par @lbatros dans Sport | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | | Pin it! |  Imprimer | | |

Commentaires

salut; serge betsen est camerounais d'origine meilleur plaqueur du championat anglais et sachez que les serge sont natureleent fort, un serge en cache un autre, parceque moi aussi enguene serge j'ai été elu meilleur plaqueur du championat tunisien.

Écrit par : serge enguene | 28/08/2010

Les commentaires sont fermés.